Carte d’identité
Lieu (commune, département)
Amance, Aube
Surface (en ha)
108 hectares
Nombre de personnes
1 UTH
Cheptel
45 à 50 vaches
Label
- Agriculture Biologique
Commercialisation
Collecte en filière longue
Répartition
Rapport.s
Vivabilité
Horaire quotidienne : 7h-20h
Parcours à l'installation
Issu du milieu agricole, Patrick a grandi dans la ferme de son père. Il a suivi et obtenu un Brevet de Technicien Agricole en 1980 dans l’Aube, à Sainte Maure. En 1990, Patrick s’installe en GAEC avec son père sur la ferme familiale. Quatre ans plus tard, ils décident de mettre fin au GAEC. Patrick travaille aujourd’hui seul sur la ferme, converti en Agriculture Biologique, avec un troupeau de 45 à 50 vaches laitières.
Galerie
Ouverte aux visites
La ferme est ouverte aux visites :Visite libreArrayVisite établissement scolaireArrayVisite collective
Programmer une visiteTrouver de l’autonomie dans l’autoconstruction
En 2003, Patrick a construit un nouveau hangar avec l’aide d’un ami. Cinq ans plus tard, il a érigé un autre bâtiment destiné au stockage des bottes de paille et de foin. Cet espace protège le fourrage des intempéries et de l’humidité, garantissant ainsi une meilleure conservation et une qualité optimale.
« En plus, ça m’apporte un confort de travail. »
Passionné de bricolage, Patrick a également conçu et fabriqué une partie de son matériel avec son ami. Parmi leurs réalisations figurent deux outils essentiels à la fabrication de clôtures : une fendeuse et une pointeuse permettant de produire des piquets d’acacia. Sans aucun plan, ils ont aussi imaginé et construit un plateau à paille sur mesure. L’autoconstruction lui offre une grande flexibilité, en adaptant ses outils à ses besoins spécifiques, et lui confère une précieuse autonomie, tant sur le plan technique que financier.
Bien que ces fabrications aient exigé du temps, elles lui permettent de connaître son matériel dans les moindres détails et d’assurer lui-même les réparations. De plus, cette approche réduit considérablement les coûts d’équipement : Patrick estime avoir diminué ses dépenses de plus de 60 % grâce à l’autoconstruction de ses machines et bâtiments.
Sans formation spécifique, il a toujours été animé par cette passion : « J’ai toujours été bricoleur », confie-t-il. « Dès 15 ans, j’ai fabriqué un porte-masse pour l’avant du tracteur. »
Ses compétences en bricolage lui permettent non seulement de construire, mais aussi d’entretenir et de prolonger la durée de vie de son matériel, un atout économique majeur. Pour le reste de son équipement, il est membre de la Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole (CUMA), un système de mutualisation qui renforce encore son autonomie financière en partageant les outils avec d’autres agriculteurs et agricultrices.
Convertir sa ferme en Agriculture Biologique
L’agriculture Biologique est apparue comme une évidence pour Patrick. Sa décision de convertir sa ferme en 2010 : « je l’ai prise en quelques dizaines de minutes lors d’une réunion Biolait. » La conversion a commencé quelques jours plus tard en mai 2010. Elle ne fut pas difficile pour le paysan car il menait déjà l’élevage en extensif et l’alimentation de son troupeau était déjà principalement liée au pâturage. Pour finir, Patrick avait déjà diminué de 75% les utilisations de produits phytosanitaires. Depuis la conversion, il a arrêté l’ensilage de maïs. Patrick préfère produire moins, si cela lui permet de moins acheter intrants extérieurs.
« Qu’est-ce que je suis libre d’être en Bio ! »
Prendre soin de son environnement de travail
Patrick cherche à améliorer son confort de travail en adaptant sa ferme à ses pratiques. Créatif, il façonne son exploitation de manière à optimiser son quotidien. L’autoconstruction en est un parfait exemple : elle lui permet de concevoir des infrastructures et du matériel répondant précisément à ses besoins.
La gestion du stockage du foin est une autre illustration de cette quête de confort. En mettant à l’abri les bottes de paille et de foin, il réduit les contraintes liées aux intempéries et facilite leur manipulation. De plus, la salle de traite et l’espace dédié aux veaux sont regroupés sous un même bâtiment, offrant ainsi un abri les jours où la météo est capricieuse.
Pour Patrick, ces aménagements sont essentiels pour alléger la charge de travail et améliorer son bien-être. Il attache également une grande importance à la propreté et à l’esthétique de sa ferme. Soucieux de son environnement, il a, par exemple, pierré sa cour.
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